To put it simply: The work was an epiphany, quite unexpectedly. Much of the French literature of Egypt that I had read to date was artless and plain, at times even insipid or pretentious. Cavadia's collection, on the other hand, is a masterpiece of surrealism. Though simple in language, her work is delicately balanced, and crystalline in its perfection.
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| Title page of Peau d'ange, by Marie Cavadia (Cairo: E. & R. Schindler, 1944) |
It turns out that the collection was favourably received in its day, and even got an enthusiastic review by Gaston Wiet in Revue du Caire 69 (1944), pp. 94-96 (and
republished pp. 410-412 in the same issue)."Mais ces visions
énigmatiques de rêves sont surtout empreintes d'une mystérieuse poésie,
ce domaine essentiel de Mme Marie Cavadia, dont les vers de Printemps sont un délicieux enchantement." (p. 96).
So who was Marie Cavadia? In Egypt, she has been completely forgotten, and in France only an handful of specialists of francophone literature are aware of her work. This is despite what one might call a very flamboyant life and career: Born in Romania, she moved to France for her studies, and married avant-garde filmmaker Marcel l'Herbier.
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Marie Cavadia. Source: Kober, Marc (ed.) Entre Nil et sable: Écrivains d'Égypte d'expression française (1920-1960). Paris: Centre National de Documentation Pedagogique, 1999. (p. 298) |
After a divorce, she moved to Egypt in 1929, where she met, and married Mamduh Riaz Bey (Under Sec of State for Foreign Affairs, Minister for Commerce and Industry 1947-1949 and for Defence 1949, grandson of the great Riaz Pasha; http://www.royalark.net/Egypt/egypt6.htm)
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| Source: Le Matin 16930 (27 July 1930), p. 1 |
Cavadia had begun to write before her move to Egypt, and published two collections of poetry in French (Parthenies, 1918; Pluriel, 1919). In Cairo, she initiated a literary salon, and actively supported the work of Georges Henein and Edmond Jabès. Heinein, in particular, appears to have been close to her:
"Georges Henein. Celui-ci était alors « le favori et l’oracle du salon littéraire de Marie Cavadia », épouse du ministre Mamdouh Riaz et intellectuelle proche des surréalistes. C’est dans ce salon, où se côtoyaient artistes et membres de la haute société égyptienne, que Joyce Mansour, qui était une amie intime de Marie Cavadia, se lia avec Georges Henein."
Quote: Sarane Alexandrian, Georges Henein, Seghers, coll. « Poètes d’aujourd’hui », 1981, p. 32. Source: L’Entrée en Surréalisme: Actes du séminaire du Centre de Recherche sur le Surréalisme, dirigé par Nathalie Limat-Letellier, Emmanuel Rubio, Maryse Vasseviere; Études réunies par Emmanuel Rubio (Éditions Phénix, 2004).
The literary historian Luthi noted not only her interest and role in the Egyptian surrealist movement, but also pointed to her vivid interest in the supernatural.
"Dans le mouvement surréahste en Égypte, Marie Cavadia (1901 ~ 1970) occupa une place un peu particulière. Elle fut parmi les premières à soutenir l'action litéraire de Henein et de Jabès, en ouvrant tout grand les portes de son salon et en payant même de sa personne. Sa production poétique encore dispersée dans les revues locales est d'un accès difficile. Quant à ses recueils, ils se limitent à la réédition de Printemps (1943) et à une série de contes parus sous le titre de Peau d'ange (1944) . Cette dernière oeuvre seule peut passer pour surréaliste par le sujet d'abord, puis l'emploi de certains accessoires caractéristiques : rencontres insolites, disparitions, monstres et surtout par l'emploi de néologismes que le contexte éclaire: blise, richi, murdur... . On note aussi une perpétuelle sensation d'angoisse, d'horreur, d'insaisissable, de cruauté, de lubricité triste et de la foi superstitieuse que l'on porte aux signes les plus saugrneus."
Luthi, Jean-Jacques. "Le mouvement surrealiste en Égypte." Bulletin de l'Atelier d'Alexandrie 6 (1985), p. 36.
Indeed, it appears that her preoccupation with esotericism eventually became her sole interest: Her literary output ceases after 1945, and the whereabouts of her personal papers is unknown. Indeed, there is no evicence to support the date of her death, given in the literature as 1970.
"J’ajoute que Marie Riaz ne se passionne plus que pour des activités ésotériques et que tout ce qui la distrait de son rôle de grande-prêtresse ne trouve plus accueil auprès d’elle… ", -- Georges Henein, in an autograph letter to Francis Dumont. Source: The sales catalogue of Librarie Fourcade, November 2016. http://www.librairie-fourcade.com/catalogues/Fourcade_nov2016_autographes_mail.pdf
Here is a sample of her prose, a short text published in Revue du Caire.
Rêve d'une Nuit
- Dormez. chers criminels, la vie pardonne tout.
Son esprit, hapé par le délire aveugle du sommeil, venait de sombrer dans les région s où l'absurde se déroule à la manière du logique, sur un rythme au ralenti.
L'enfant marchait, perdu dans le silence de la ville déserte. Les volets noirs des maisons étaient baissés et donnaient aux fenêtres l'apparence de trous béants. Derrière ces murs ne cherchez point d'êtres vivants, de foyers; vous n'y trouveriez que du vide - un vide obscur sans lampes et sans rires ...
- Il me faut absolument, songeait l'enfant, découvrir un magasin, car je dois acheter un sifflet pareil à ces sifflets qu'emploient les gardiens de nuit lorsque les voleurs sautent des échelles.
Autour de l'enfant tout était gris, les pavés, les maisons et le ciel, tellement gris que sans la casquette rouge qui le coiffait il aurait été un pauvre entant invisible, une ombre sans contours résorbée par l'ombre de la ville. L'entant continuait à chercher sen magasin de sifflets, lorsque au coin d'une rue il se trouva devant un personnage terrifiant. Le coeur de l'entant eut la chair de poule. Un homme immense, un prêtre avec une barbe et un tube noir sur la tête lui barrait la route.
- Venez à moi petits garçons, murmurait l'homme, je suis le prêtre fou!
Alors l'enfant voulut s'enfuir, rebrousser chemin et courir, courir, mais ses semelles collées au trottoir l'immobilisaient. De toutes ses torees il essaya de détacher ses pieds rivés au sol. Ses efforts demeurèrent vains.
Le prêtre s'approcha de lui.
- Voici ton sifflet mon petit, lui dit-il en éclatant d'un rire affreux.
Mêlés l'un à l'autre l'entant et le prêtre disparurent dans un grand tourbillon d'épouvante.
- Dormez, chers criminels, la vie pardonne tout.
IN: Cavadia, Marie. "L'air du mois." Revue du Caire 7(1939), pp. 104-105.
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On the outbreak of WWII (RDC13) (follwed by an essay "L'Egypte et la guerre, by Taha Hussein, in the next issue (14/1940 pp.
"notre époque est un temps de force brutale, de désordre non point passif, mais actif. Un temps de dèsarroi. Le vocabulaire n'ayant plus de racines dans la réalité, les individus et les masses s'apostrophent sans aucun espoir jamais d'arriver à se comprendre. En parlant une même langue, ils ne parlent point le même langage. Les appétits seuls octroient une signification arbitraire aux mots."
(p.3)
"La paix, c'est la santé des nations et la guerre est la fièvre de l'humanité qui lutte pour garder intacte la beauté de son âme, pour conserver ce gage sacré, l'amour que Dieu déposa dans le secret de ses entrailles. Au lieu de nous apprendre à aimer on nous a appris à haïr, à tuer au lieu de secourir, à convoiter au lieu de donner, à mépriser les autres au lieu de nous juger nous-mêmes. Il en est résulté le désarroi lamentable d'où la guerre est éclose comme une fleur de sang."
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BIOGRAPHICAL NOTES
Attended an event in Paris January 1918
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k65580698/f13.item (Mlle)
"La muse francaise au Pont-Neuf." Lutetia 1(1918), p. 11
Was in Bucarest in 1922
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k57484138/f24.item
Marcel Lherbier talks about Cavadia's work in Paris salon 9 December 1920
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k7647834p/f2.item
Gave a presentation in Paris 11 June 1921
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k7646814m/f3.item
Traveled to Sinaia, Romania in July 1922
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k7648911b/f3.item
Travels to Bucarest 12 March 1925
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k294298d/f6.item (Mme Cavadia)
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BIBLIOGRAPHY
Books
Cavadia, Marie. Parthénies. Paris: Edward Sansot, 1918.
Cavadia, Marie. Pluriel: Poèmes. Paris: E. Figuière, 1919.
Cavadia, Marie. Peau D'ange. Le Caire: Imprimerie E. & R. Schindler, 1944.
Cavadia, Marie. "La Danse et la vie." Athéna 1 (1922), pp. 3-7.
Cavadia, Marie. "Voyage autour d'une sonate." Revue du Caire 2 (1938), pp. 182-184.
Cavadia, Marie. "L'Air du mois." Revue du Caire 6(1939), pp. 556-559.
Cavadia, Marie. "L'Air du mois." Revue du Caire 7(1939), pp. 103-105.
Cavadia, Marie. "Sur la danse." Revue du Caire 8(1939), pp. 193-195.
Cavadia, Marie. "A mourir de rire: Nouvelle." Revue du Caire 9 (1939), pp.258-265.
Cavadia, Marie. "L'Air du mois: La quatrième dimension." Revue du Caire 10 (1939), pp. 399-400.
Cavadia, Marie. "Poèmes." Revue du Caire 11 (1939), pp. 494-496.
Cavadia, Marie. "Poèmes." Revue du Caire 12 (1939), pp. 584-586.
Cavadia, Marie. "La Guerre et le désordre des mots." Revue du Caire 13 (1939), pp. 1-4.
Cavadia, Marie. "La Messagère: Nouvelle." Revue du Caire 15 (1940), pp. 270-281.
Cavadia, Marie. "Un Poete chilien: Vicente Huidobro." Images 810 (18 March 1945), p. [9].
Cavadia, Marie. "Les Chants du zodiaque." (unpublished, selections), in: Kober, Marc (ed.) Entre Nil et sable: Écrivains d'Égypte d'expression française (1920-1960). Paris: Centre National de Documentation Pedagogique, 1999, pp. 292-293
Scenarios
Cavadia, Marie. "Son aventure: Scénario inedit." Marianne 10 (1934), p. 15.
Book Reviews
Cavadia, Marie. "Les hommes oubliés de Dieu." (book review) Revue du Caire 31 (1941), pp. 214-215).



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